Tél France : 05-49-52-45-39

Sultanat d'Oman

Culture et modernité

  • Généralités
    • Capitale : Mascate
    • Population : 4,590,000 (2021)*
    • Superficie : 309.500 km2
    • Indépendance : 1 janvier 1650
    • Système politique : Monarchie absolue
    • Dirigeant : Sa Majesté le Sultan Haitham Bin Tariq
    • Religion : Islam (musulmans à majoritié Ibadite)
    • L'arabe est la langue officielle. De nombreux dialectes sont parlés selon les régions. La langue des affaires est l'anglais.
    • Monnaie : Rial omanais (OMR)
    *Britannica
  • Géographie

    Le Sultanat d'Oman est frontalier du Yémen, de l'Arabie Saoudite, et des Emirats Arabes Unis.

    • MASCATE

      La région de Mascate est la plus peuplée. Pour une capitale, sa taille reste néanmoins modeste. bloquée par la mer vers le nord, et les montagnes vers l'est et le sud, l'agglomération s'est étirée vers l'ouest sur une étroite plaine côtière. Si l'on considère Mascate sans son agglomération, c'est la plus petite capitale du monde avec seulement 3 km2.

    • LE HAJAR OCCIDENTAL

      Ce massif abrite les montagnes les plus hautes du pays, avec le Jebel Shams culminant à 3009 mètres. Versant nord, de longues vallées très accidentées dirigent les eaux de pluies vers la mer : Wadi Mistal, Wadi Bani Kharus, Wadi Bani Awf, Wadi Sahtan. Ces vallées abritent de magnifiques oasis de montagne, aussi bien en fond de vallée que sur les parois rocheuses.

      Versant sud, l'extrémité orientale du massif est marquée par le plateau du Jebel Akhdhar, zone d'altitude assez étendue culminant entre 1800 et 2400m. La fraîcheur du climat permet la culture de fruits et légumes de pays tempères. La végétation naturelle de type méditerranéen sec y est également plus importante qu'ailleurs : oliviers sauvages, genévriers, etc... Des canyons relativement longs descendent du plateau versant sud (Wadi Al Muaydeen, Wadi Tanuf, Wadi Kamah).

      La zone centrale du massif présente un versant sud formé de grandes dalles calcaires inclinées coupées par des canyons étroits et courts. C'est à l'extrémité occidental du massif que se trouve le point culminant du pays : le Jebel Shams (3009m) qui donne versant nord sur le Wadi Sahtan et versant sud sur le Wadi Nakhr, plus connu sous le nom de "Grand Canyon d'Arabie" dont la profondeur atteint par endroit près de 1500m.

    • LA TROUEE DE SAMAIL

      C'est une zone de collines située entre le Hajar Occidental et le Hajar oriental. Ce fut de tout temps le passage naturel pour traverser la chaîne de montagne.

    • LE HAJAR ORIENTAL

      La partie occidentale du massif présente un relief particulièrement accidenté. Elle abrite en particulier le wadi Dayqah, rivière au plus important débit de tout le pays. C'est également le refuge des Tahrs d'Arabie, animal qui ressemble à une chèvre sauvage. Le reste du massif est occupé par un plateau culminant à 2400m. D'une extrême aridité, ce plateau abrite une population très éparse d'éleveurs bédouins. En revanche, il est coupé par de splendides canyons dont beaucoup voient l'eau y couler toute l'année, ce qui en fait des vallées luxuriantes. Versant nord, les canyons arrivent jusqu'en bord de mer : le Wadi Shab et le Wadi Tiwi. Versant sud, l'eau coule en direction du désert de sable du Wahiba ; c'est en particulier le cas du Wadi Bani Khalid ou l'on peut se baigner à 2 pas du désert...

    • LA MER D'OMAN

      La côte à l'ouest de Mascate est constituée d'une plaine côtière d'environ 40 Km de large. L'eau des montagnes s'y infiltre et peut être puisée pour l'irrigation. C'est une côte très peuplée. A l'est de Mascate, sur 50km, les montagnes se jettent dans la mer et forment de splendides criques sauvages. Puis la côte s'étend jusqu'au cap de Ras Al Had qui marque la limite entre la mer d'Oman et l'Océan indien. Cette zone est formée par de petits plateaux entrecoupés de belles plages de sable blanc.

    • LA PARTIE CENTRALE DU PAYS

      Entre les montagnes du nord et celles du Dhofar au Sud, une grande étendue désertique abrite quelques paysages spectaculaires. Le désert de Sable du Wahiba s'étire des pieds du Hajar oriental et le long de l'Océan indien sur quelques 300 km. Le Rub Al Khali (Le Quart Vide, en arabe) est le grand désert d'Arabie, le plus aride et hostile de la planète. Principalement situé en Arabie Saoudite, il déborde sur les terres omanaises. Un désert de sel, le Umm As Samim, s'étend non loin de la frontière avec les Emirats Arabes Unis. La côte baignée par l'Océan Indien est très sauvage et variée : parfois rocheuses, parfois de longues plages de sable, parfois même les dunes qui se jettent dans la mer...

    • LE DHOFAR

      Province à part, le Dhofar jouit d'un climat, d'une faune et d'une flore particulière. Les queues de mousson viennent se bloquer sur les montagnes du Dhofar entre juillet et septembre. Le climat devient alors tropical humide. Les montagnes verdissent et l'on voit vaches et chameaux pâturer dans les près... Connu dans l'Antiquité sous le nom d'Arabie Heureuse, le Dhofar faisait partie, avec l'Hadramaout voisin, de la principale zone de production de l'encens, qui alors avait une valeur bien supérieure à celle de l'or. C'est cette résine qui apporta richesse et renommée à la région.

    • LE MUSANDAM

      Cette enclave omanaise forme le détroit d'Ormuz côte arabique. C'est un territoire stratégique qui confère à Oman le rôle de gardien du Golfe. C'est aussi une région superbe connue sous le nom de "Norvège d'Arabie", en référence à sa côte déchiquetée ou des montagnes culminant à plus de 2000m tombent dans la mer pour former des paysages qui rappellent les fjords norvégiens.

  • Climat

    2 saisons : le chaud, et le froid.

    Le "chaud" va du mois d'avril à novembre. Les températures sont alors toujours au-dessus de 35 degrés la journée. Au plus chaud de l'été, il peut faire jusqu’à 49 degrés le jour et 30 la nuit.

    Le "froid" correspond à l'hiver. Il peut même faire un peu frais jusqu'en plaine. Les températures moyennes sont de 25 degrés le jour et 15 la nuit. Il fait alors froid en montagne la nuit.

    Le nord d'Oman, les pluies sont irrégulières et interviennet à n'importe quelle période de l'année, avec une fréquence plus importante l'hiver, en automne, et au printemps.

    Le Dhofar à un climat différent : une saison sèche, et une saison des pluies. Il reçoit les queues de mousson de juillet à septembre. Il est alors baigné dans le brouillard et tout devient vert.

  • Faune & flore

    Pays désertique

    Le Sultanat d'Oman abrite une végétation particulièrement adaptée à la sécheresse. On dénombre plus d'une centaine d'espèces d'acacia, des agaves, et des arbustes aux feuilles succulentes ou coriaces. Après les pluies, on voit un petit tapis clairsemé d'herbe recouvrant le sol. Le Dhofar jouissant d'un climat particulier, est particulièrement riche en flore endémique. On remarquera en particulier "le Boswelia Sacra" (l'arbre à encens), des Sang Dragon, et des Baobabs.
    Malgré tout, le peu d'eau disponible étant utilisé grâce notamment au système d'irrigation traditionnel "falaj" (qui aurait été amené à Oman par les perses il y a plus de 3000 ans), l'agriculture est riche.
  • Gastronomie

    Les repas.

    Le petit déjeuner omanais est varié et souvent salé (purée de haricots, fèves, oeuf dur, ou pain omanais et miel). Il est toujours accompagné de thé au lait sucré. Dans les restaurants, on trouve des petits déjeuners d'influence indienne : Dal (lentilles), Kima (viande hachée, tomates, petits pois)

    Le déjeuner est le plat le plus important de la journée. Il est à base de riz, cuisiné de différentes façon, toujours parfumé et succulent : Mandi, Kebsa, Maqboos, Kabuli, Biryani, etc... Il est accompagné de viande, de poulet ou de poisson.
    Le dîner est généralement plus léger : viande ou légumes mangé avec du pain.
    Le poisson est abondant, varié, et peu cher ; c'est un régal !

  • Oman a une très faible densité de population (14h/km2). La population est désormais majoritairement urbaine, mais les villes sont très étalées. D'autre part, si beaucoup d'Omanais viennent vivre en ville pour le travail, ils restent très attachés à leur village dans lequel ils retournent tous les week-ends. Les omanais ont une organisation tribale. Le nom de famille correspond à un nom de tribu et à une signification. On trouvera dans chaque ville, village, ou canton une tribu majoritaire. Les omanais y attachent de l'importance et connaissent souvent l'histoire de leur tribu.

    Oman compte de nombreuses ethnies différentes, les principales étant :

    • les Arabes : ce sont des populations qui seraient venues de la Mésopotamie et du Yémen il y a très longtemps. Parmi les Arabes, on trouve des Chawis (montagnards), des bédouins, et des citadins. Ils ont des cultures différentes qui se traduisent par une différence dans le vêtement, mais aussi dans les moeurs, la langue, et les coutumes.
    • les Dhofaris : ce sont les habitants du Dhofar, d'origine sémitique. Sur la côte, ils ont été métissés avec du sang africain. Ils sont majoritairement sunnites. Ils ont leur dialecte, le Dhofari, dérivé de l'arabe.
    • les Baloutchis : ils sont originaires du Baloutchistan, ancienne colonie omanaise qui appartient aujourd'hui au Pakistan. Ils parlent le baloutche, langue d'origine perse.
    • les Omanais d'Afrique : ils sont originaires des anciennes colonies africaines d'Oman, principalement de Zanzibar.
      A cela viennent s'ajouter les immigrés plus récents, principalement Indiens (surtout du Kerala), Bengalais, Pakistanais, Malais, Indonésiens, Yéménites, Egyptiens, Soudanais, et Africains. Ils représentent environ 25% de la population. Ils occupent souvent des postes au bas de l'échelle sociale, mais aussi les postes de direction dans les entreprises privées.

    Les fêtes

    • L'Eid Al Fitr marque la fin du mois de Ramadan
    • L'Eid Al Adhah (Eid Al Kibir)
    • L'Eid Miloud fête la naissance du prophète
    • Awal Muharram est le jour de l'an musulman
    • 18 novembre : fête nationale (anniversaire du Sultan Qaboos)
    • 23 juillet : jour de la Renaissance (accession au pouvoir du Sultan Qaboos)

    La religion

    Oman est un pays très largement musulman. La branche majoritaire est l'ibadisme. Il s'agit d'un islam strict dans le sens ou l'on essaye de respecter au mieux les préceptes religieux du Coran. C'est également un Islam très tolérant : les Ibadites ont en particulier toujours refusé de se battre avec d'autres musulmans, et ont beaucoup de respect pour "les Gens du Livre" (Juifs et Chrétiens) qui prient le même Dieu unique. Des Chrétiens et Hindous vivent également à Oman et peuvent pratiquer sans problème leur culte, le gouvernement ayant même aidé à la construction d'Eglises. L'alcool n'est pas en vente libre à Oman. Les expatriés non musulmans peuvent faire une demande pour une carte leur permettant d'acheter de l'alcool dans 2 magasins de Mascate. L'alcool peut être consommé sur place dans les bars des hôtels touristiques ayant une licence. Il est en outre évidemment interdit de consommer de l'alcool en public, à l'exception des bars des hôtels. Le Vendredi, tous les commerces (même les restaurants) sont fermés entre midi et 13h pendant la prière collective. Durant le Ramadan, les restaurants sont fermés la journée, les bars des hôtels ne peuvent pas vendre d'alcool, même le soir, et il est interdit de manger ou boire en public.

    La situation économique et sociale

    Le Sultanat d'Oman est un pays relativement riche.

    Les revenus du pétrole ont permis depuis 1970 une modernisation rapide du pays. Le Sultan Qaboos a à coeur de ne pas laisser d'Omanais démunis. Personne ne meurt de faim. Les services publics (écoles et hôpitaux), gratuits pour les omanais, arrivent jusque dans les campagnes reculées. Le système scolaire est performant jusqu'au secondaire. L'école n'est pas obligatoire, mais gratuite, de même que le ramassage scolaire, si bien que la quasi totalité des enfants (garçons et filles) sont scolarisés. En revanche seul un nombre de place limité est offert à l'université publique. Les places sont réservées aux meilleurs élèves. Les jeunes omanais ont donc une bonne culture de base, mais beaucoup n'ont pas de spécialisation.

    Au début du règne du Sultan Qaboos, l'administration était inexistante. Il fallait en outre redistribuer les revenus du pétrole pour améliorer rapidement le niveau de vie de la population. Un grand nombre d'Omanais furent alors embauchés comme fonctionnaires. Pour préparer l'après-pétrole, une politique "d'Omanisation" a été lancée, qui vise à augmenter l'emploi des omanais dans le secteur privé. Les ressources naturelles principales sont le pétrole (des réserves pour 20 ans) et le gaz (des réserves pour 80 ans). Pour préparer la reconversion du pays, le gouvernement veut doter le pays de bonnes infrastructures et de pôles industriels afin d'attirer les entreprises et stimuler le secteur privé. Il mise également sur le développement du tourisme.